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La vie du mouvement

Le Mardi 6 Juin 2017
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GRAND CONSEIL DU TAHOERAA HUIRAATIRA : AUX URNES CITOYENS !
Le Grand conseil du Tahoeraa Huiraatira a eu lieu ce mardi 06 juin 2017 à l'hôtel Tahiti Pearl Beach Resort d'Arue. Le Grand conseil a décidé de renouveler son bureau après la démission de deux de ses membres. La candidature de Teura IRITI est apparue d'elle-même comme la plus évidente possible. Effectivement, Teura IRITI est d'une loyauté indéfectible. De plus, elle fait l'unanimité sur ses grands talents professionnels et sur son charisme humaniste, empreint à la fois, d'une humilité sincère et d'une très grande empathie envers, notamment, les familles polynésiennes les plus en souffrance.

Présidente du groupe Tahoeraa Huiraatira à l'Assemblée de Polynésie française et ancienne ministre de la solidarité et de la famille, Madame IRITI a été élue à l'unanimité. Ajoutons qu'au sein d'un bureau exécutif totalement remanié, Alice TINORUA est désormais la trésorière générale du parti orange.
Ce grand conseil avait notamment pour objectif de tirer les premières leçons du premier tour des élections législatives, samedi 07 juin 2017, et de décider de la meilleure stratégie à suivre pour le second tour.
La déception est à la mesure des attentes déçues et pourtant légitimes au regard du travail de proximité effectué. Le Tapura est arrivé en tête, quasiment partout. Le candidat de la troisième circonscription, Vincent DUBOIS est éliminé, de justesse, dès le premier tour et nos candidats Moana GREIG, dans la première circonscription, et Teura IRITI, dans la seconde circonscription, sont en seconde position. Les perspectives de report de voix, des candidats éliminés, sur nos candidats restent aléatoires. Effectivement, aucune alliance n'existe pour le second tour. Par conséquent, avec à peine 42% de participation, c'est chez les 120 000 abstentionnistes que nous devons mobiliser, pour l'emporter dans la première et la seconde circonscription.
La détresse humaine et l'indigence, dans lesquelles, sombrent nombre de familles polynésiennes, les rend vulnérables aux distributions de CAE, de matériaux de construction, de fare OPH et de cartons de cuisses de poulets.
Face au cynisme de nos adversaires, le Tahoeraa Huiraatira se recentre sur la bataille contre la misère et le chômage. Seuls, le programme et l'opiniâtreté des candidats du parti orange peuvent décider l'Assemblée nationale de nous soutenir et contraindre le gouvernement français a remplir ses engagements financiers comme initialement prévu. Les autres approches, ont toute échoué et sont responsables du naufrage social et de la sinistrose économique.

Toutefois, le fait qu'aucun candidat du Tapura, la majorité en place, n'ait été élu dès le premier tour, et le fait que ce décalage est accentué par une très faible participation, constitue une sanction contre le gouvernement. Les candidats du Tapura ont recueillis en moyenne 40% des suffrages exprimés, soit un total de 32.904 voix, ce qui représente seulement 16% des 204.116 électeurs inscrits. Même si les candidats du Tapura sont en tête, on ne peut pas parler de victoire. C'est en ce sens qu'on peut voir dans ce score une sanction indirecte de l'action du gouvernement car les électeurs ne se sont pas mobilisés pour soutenir la majorité.

Aux législatives de 2012 nous avions fait 25.275 voix, c'est-à-dire 3.500 voix de mieux que samedi dernier. Au second tour des législatives en 2012, nous avions quasiment doublé le score en obtenant 54.185 voix contre 25.275 voix au 1er tour. Il y a donc encore de la marge pour le second tour dans quinze jours.
Nous savions que cette élection serait difficile pour le Tahoera'a Huiraatira, au moins pour deux raisons :
1. La première c'est que le Tapura, notre principal adversaire, est né de la scission du Tahoera'a, et qu'il vient essentiellement chercher ses voix dans l'électorat qui fut celui du Tahoera'a Huiraatira. Mais malgré cela nous avons bien résisté.

2. La seconde, le Tapura est au pouvoir, il bénéficie des moyens. On a vu Edouard Fritch distribuer à tour de bras les aides et les CAE à Tahiti et dans les îles. Loin d'avoir rompu, comme il l'a dit, avec des pratiques passées, bien au contraire, il les a largement utilisées et amplifiées. 

3. On peut ajouter une troisième raison : notre soutien à Marine Le Pen à la présidentielle a peut-être été mal compris, tant elle a été diabolisée en métropole comme en Polynésie. Ce choix a peut-être déçu des électeurs qui ont préféré choisir des candidats du Tapura qui se sont placés dès le début dans le sillage de Macron et de la majorité présidentielle qu'il essaye de construire. L'électeur a tendance à aller vers le gagnant, or, nous sommes dans l'opposition.

4. On peut aussi ajouter une quatrième raison : le projet de Pays Associé. C'était un risque, mais nous devions en parler pour préparer l'opinion publique aux changements qu'il apporte, et aussi, parce que nos députés devaient s'en faire les avocats une fois élus à Paris. Ce statut a été diabolisé par nos adversaires et il a peut-être été mal compris par certains électeurs, ce qui a pu semer un certain trouble.

Pour autant, les élections passées nous démontrent que les jeux ne sont pas encore faits. MOBILISONS-NOUS ENCORE DAVANTAGE ET SOYONS SOLIDAIRES ENTRE FÉDÉRATIONS POUR QUE NOS CANDIDATS GAGNENT.

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