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Conférences de Presse

Le Mardi 20 Novembre 2018
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NOUS DEMANDONS UN STATUT DE LARGE AUTONOMIE: PAYS ASSOCIE A LA FRANCE - LA SOUVERAINETÉ N´EST PAS L´INDÉPENDANCE
Gaston Flosse Président du Tahoeraa Huiraatira  aux côtés de représentants à l'Assemblée de la Polynésie française a tenu ce matin une conférence de presse au siège du parti politique. Devant une presse venue en nombre, le leader orange a souhaité mettre en avant son point de vue sur le projet de modifications apportées à la loi organique du 27 février 2004.   

POUR RESUMER :


1. Ce 15 novembre 2018, le Tahoeraa Huiraatira émet un avis défavorable et rejette le projet de modifications apportées à la loi organique du 27 février 2004 ;

2. Le Tahoeraa Huiraatira prie Madame la Ministre des Outre-mer de bien vouloir retirer de l'ordre du jour des travaux préparatoires, relatifs au statut de la Polynésie française, le projet portant modifications de la loi organique du 27 février 2004.

3. En 2019 – 2020, le Tahoeraaa Huiraatira propose le remplacement de la loi organique du 27 février 2004, par un nouveau statut d'autonomie, celui de : " Pays associé à la France. "

4. De 2020 à 2025 le Pays dispose de cinq années pour se préparer, pour négocier des accords avec la France, relatifs à la mise en œuvre de certaines compétences : l'éducation, les compétences régaliennes notamment et le scrutin d'autodétermination. Ce temps obligatoire de 5 ans pour nous préparer et négocier avec la France, peut être porté à 10 ans.

5. En 2025 ou 2030, organisation d'un scrutin d'autodétermination, un référendum avec la question : " VOULEZ-VOUS QUE LA POLYNESIE FRANÇAISE ACCEDE A LA PLEINE SOUVERAINETE EN ASSOCIATION A LA FRANCE "

6. EN 2026, SI DIEU LE VEUT, LA POLYNESIE FRANÇAISE DEVIENDRA UN : " ETAT SOUVERAIN ASSOCIE A LA FRANCE ".

1. POUR 2019 – 2020 NOUS DEMANDONS UN STATUT DE LARGE AUTONOMIE : " PAYS ASSOCIE A LA FRANCE "

Ce projet ne date pas d'aujourd'hui. En 2010 déjà nous en parlions. En 2014, pour les 30 ans de l'autonomie, nous en parlions encore à la tribune de l'Assemblée. Nous l'avons mûri, réfléchi, approfondi et construit patiemment, avec beaucoup d'application. Aujourd'hui il est prêt.
Edouard Fritch, Président de la Polynésie française, Teva Rohfritsch, Gaston Tong Sang, René Temeharo, Michel Buillard, Jean-Christophe Bouissou, Lana Tetuanui et de nombreux autres membres du Tapura étaient d'accord sur le statut de Pays associé à la France. Aujourd'hui le vent a tourné et ils ont viré aussi.
Pendant cinq ou dix ans après l'application du statut d'autonomie " Pays associé à la France ", nous devrons absolument préparer l'étape suivante.
Nous nous préparerons nous-mêmes et négocierons avec la France les accords relatifs à la mise en œuvre de certaines compétences : l'éducation, les compétences régaliennes notamment et le scrutin d'autodétermination.

2. Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République, a énoncé le 16 octobre 2018.

Notre objectif est simple : que nous reprenions pleinement la maîtrise de notre destin. Cela ne se fera pas en un jour. "
Et le nôtre Polynésiens ; notre destin qui en décidera ?

Nous demandons l'organisation d'un référendum en 2025 – 2030 :
" VOULEZ-VOUS QUE LA POLYNESIE FRANÇAISE ACCEDE A LA PLEINE SOUVERAINETE, EN ASSOCIATION A LA FRANCE. "

Mais nous devrons faire preuve de courage, de beaucoup d'effort sur nous-mêmes, si nous voulons réussir l'exercice de la souveraineté, comme nous avons réussi avec l'autonomie.
Nous ne demandons pas l'indépendance.
Nous ne voulons pas couper le cordon avec la France, mais nous voulons pouvoir décider de notre avenir, de notre destin et les jeunes du leur, du destin du peuple MAOHI.

EN 2026 - 2030, SI DIEU LE VEUT, LA POLYNESIE FRANÇAISE DEVIENDRA UN : " ETAT SOUVERAIN ASSOCIE A LA FRANCE ".

LA SOUVERAINETE N'EST PAS L'INDEPENDANCE (Dictionnaire)

SOUVERAINETE : Pouvoir suprême reconnu à l'Etat, qui implique l'exclusivité de sa compétence sur le territoire national.

SOUVERAINETE NATIONALE : Principe du droit public français selon lequel la souveraineté, jadis exercée par le roi, l'est aujourd'hui, par les représentants du peuple.

SOUVERAIN : Qui exerce le pouvoir suprême : le peuple est souverain.

Et enfin ci-après les bulletins du référendum en Nouvelle-Calédonie.

Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ?

OUI  Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ?
NON

VOULEZ-VOUS QUE LA NOUVELLE-CALEDONIE ACCEDE A LA PLEINE SOUVERAINETE ET DEVIENNE INDEPENDANTE ?


Les deux étapes sont bien précisées :
1 – La pleine souveraineté...
2 – et devienne indépendante.

Or nous savons que les kanaks réclament l'indépendance, mais l'Etat probablement pour recueillir l'assentiment des Caldoches propose la pleine souveraineté. Ce qui est certain c'est que l'Etat propose deux étapes : la pleine souveraineté et ensuite l'indépendance.

 

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RETRANSCRIPTION DE L'INTERVENTION DE MONSIEUR EDOUARD FRITCH, PRESIDENT DE LA POLYNESIE FRANCAISE DU 15 NOVEMBRE.


Séance de l'Assemblée de Polynésie française, tenue le 15 novembre 2018, en réponse à la demande d'avis, sur un projet de modifications de la loi organique du 27 février 2004 (Statut)

Merci Monsieur le Président de l'Assemblée.
Avant de vous dire quelques mots puisque pratiquement tout a été dit, je voudrais adresser nos salutations aux membres de cette honorable assemblée, notre député, salutations à la presse, au public arrivé en nombre et à ceux qui nous suivent par internet.
Effectivement ce débat est très instructif néanmoins peu constructif pour le pays.

Moi j'ai entendu avec attention ce qu'à déclarer notre député, député de la Polynésie française siégeant à l'hémicycle au Palais de Bourbon.
Je ne vous cache pas que je suis un tout petit peu surpris, d'abord merci de parler en français venant du Tavini Huiraatira c'est comme même pas négligeable.

Mais que ça soit sur la forme ou sur le fond, je pense que vous êtes mieux placés que quiconque aujourd'hui pour intervenir et pour montrer que la Polynésie veut autre chose, vous êtes au Palais Bourbon, vous avez des relations au Palais Bourbon, vous avez la possibilité de proposer des projets, des propositions de lois, allez y.
Moi je crois qu'effectivement là où vous êtes aujourd'hui et profitez en, vous avez entre les mains les moyens de pouvoir rectifier ce que vous estimez aujourd'hui de ne pas être correcte.

Donc faites le, mais évitez quand même de nous accuser à chaque fois d'essayer de tenter de faire croire enfin le mot commun qui sort des partis de l'opposition, c'est que je suis le plus grand menteur, voilà.
Il n'y a pas d'autres menteurs en Polynésie Française que Monsieur Edouard Fritch, et des fois ça va même au delà proche de la prostitution.
A vous entendre, on a vraiment l'impression que non peut être pas vous Monsieur le député, mais on a vraiment l'impression qu'ici même c'est plus Madame Girardin qui est que moi même enfin regardez Madame Girardin, c'est une femme, mais ce n'est pas elle qui dirige ce pays, lorsque nous prenons des décisions dans ce pays excusez moi mais il y a toute une majorité qui est là pour voter un budget, pour voter des lois de pays, ce n'est pas à l'Etat qui dirige ce pays.

Alors actuellement, c'est une politique un peu facile, c'est la politique de l'autruche à chaque fois que l'on veut débattre le sujet sérieux, vous mettez la tête sous l'eau et puis vous accusez tout le monde. " Sous l'eau " parce que, à ce rythme-là vous allez vous noyer, ce n'est pas dans le sable.
Les dernières élections ont effectivement bien montré que la Polynésie, la Polynésie n'est pas enclin aujourd'hui à soutenir une majorité pour l'indépendance ou la souveraineté.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle vos voisins aujourd'hui partent dans la souveraineté.

Ce que veut le peuple polynésien c'est une Polynésie Française qui travaille avec la puissance administrative comme on l'appelle à l'ONU.
C'est ce que l'on fait, ce travail n'est pas basé sur la soumission, ce travail est basé sur le respect mutuel.

Je ne t'insulte pas, tu ne m'insultes pas parce que ça été bien pendant de longues années le problème de la Polynésie.
Michel Buillard a appelé tant tôt qu'effectivement vous étiez au pouvoir, pourquoi aujourd'hui vous rendre compte que ce n'est pas ce Statut qu'il faut, pourquoi avoir pas demandé une évolution statutaire, telle que vous la concevez et surtout avec François Mitterand que vous avez soutenu, pourquoi n'avoir pas demandé une évolution statutaire taillée à votre ambition.
Aujourd'hui, ce fameux peuple dont certains se revendiquent ici a tranché. Ce n'est pas l'indépendance, ce n'est pas la souveraineté, c'est l'autonomie et là je dis à mes amis Tapura Huiraatira, faaitoito, courage les amis, nous sommes les seuls autonomistes aujourd'hui dans ce pays. (Applaudissements)
Nous avons une grande mission, et ce n'est pas par intérêt, je le fais parce que c'est le vœu de notre population.
Alors naturellement, parce qu'on ne se comprend pas, naturellement, on ne peut pas se comprendre.
J'entends tous les adjectifs possibles.

Le discours du Tahoeraa Huiraatira, je ne m'étonne pas qu'on me traite moi de menteur.
Alors que pendant 30 ans, nous avons menti à cette population. Que les essais étaient propres. Nous avons menti. J'ai fait parti de cette bande, pour quelle raison nous avons menti ?
Alors que notre propre leader a vu une bombe péter. Lorsqu'on voit une bombe atomique péter, je pense qu'on se rend compte que ça peut pas ne pas faire de mal.
Pendant 30 ans nous avons dit que la vérité que c'était propre.
C'est la raison pour laquelle, j'investis énormément aujourd'hui.
Dans cette affaire de reconnaissance parce que je dois beaucoup à mon peuple. Je dois à ma population, le sang de mémoire trouvera le jour, on ouvrira ces portes le plus rapidement possible.
Hier soir l'amendement est passé à l'Assemblée Nationale, tiens.

Pour que le terrain du commun soit affecté au pays, soit donné au pays. Nous irons jusqu'au bout, je vais tout faire pour que les polynésiens puissent au plus proche de ces personnes qui sont aujourd'hui capable de défendre leur cas auprès du SIVEN. On ne peut plus effectivement attendre que l'Etat puisse faire ce travail à notre place. Je considère que ces victimes sont aussi des victimes pour nous, c'est ce qui a changé je crois.

Mais ce n'est pas à cause de cela qu'aujourd'hui je suis entrain de vendre mon pays. Avant peut être j'ai vendu mon pays. Avant peut être, pendant de longues années, mais pas aujourd'hui.
Croyez-moi, croyez-moi, je me sens obligé de réparer ce qui a été fait dans ce pays même si
c'est l'Etat français qui l'a fait mais j'ai besoin de l'Etat français pour réparer ce qui a été fait dans ce pays.

Parler de souveraineté, d'Etat associé, d'Etat souverain, pensez-vous que la population polynésienne a des avantages à y venir ?
Avez-vous prévu les crédits nécessaires à l'éducation, avez-vous, nous sommes le pays le plus sécurisé dans le Pacifique, grâce à qui ? à l'ONU ? Je ne crois pas, je ne crois pas.
Il y a quand même beaucoup de problèmes à résoudre avant d'y venir, je ne dis pas qu'on y viendra pas, mais je pense que ce n'est pas en insultant les autres qu'on se fera respecter.
Ce n'est pas en insultant les autres, en niant, en niant ce que l'on a fait avant. NON NON. (Applaudissements)
J'ai toujours été très marqué et je suis encore blessé aujourd'hui, par ce terme qu'utilisait votre président Oscar Temaru envers nous à l'époque, en nous traitant de " HOO'AI'A ".
J'étais très sensible, ça m'a fait beaucoup réfléchir, il n'avait pas peut-être pas tort, il n'avait peut-être pas tort.
Et alors qu'est-ce qu'on fait ? J'ai décidé d'agir pour réparer, c'est ce que je fais aujourd'hui.
Monsieur Brotherson parle d'orgueil, vous savez c'est ce qui a couté peut-être aux différents chefs du Pacifique, c'est cet orgueil d'être indépendant et de décider soi-même et d'ignorer les problèmes de leur population.
Les problèmes de sécurité, les problèmes d'éducation, on était fier d'être indépendant, mais aujourd'hui, mais qu'est ce qui se passe aujourd'hui ? Je suis dans ce milieu-là, mais on frappe à toutes les portes, aux Japonais, aux Coréens, aux Chinois, tout le monde, on va solliciter tout le monde.
J'aime bien avoir un interlocuteur, la France.
Je trouve que et je pense que les autres me donnent raison et c'est la raison pour laquelle on était intégré aujourd'hui au Forum, ce n'est pas ces histoires d'indépendance, c'est des histoires de comportement, c'est des histoires de comportements et d'orgueil.
Certains font de ce pays leur fond de commerce, pourquoi dire qu'on n'est pas une population, on est pas un peuple, on est pas un pays ? mais bon sens la Polynésie est un pays.
Que la France ne le veuille ou pas ou l'ONU ne le veuille ou pas mais nous sommes un pays enfin les gars.
118 îles ce n'est pas rien (applaudissements)
La zone maritime nous appartient, la zone maritime nous appartient. Nous avons viré tout le monde, les coréens, les japonais pour laisser ça aux polynésiens.
Quelle est la réalité aujourd'hui ? Il faut taia tatou faaitoito.
Il faut que le Polynésien ait le courage d'aller chercher les 30 milles tonnes qui sont dans nos 5 millions 5 m2 mais jusqu'à aujourd'hui nous tenons, personne ne vient ici, la France aura beau nous envoyer les Européens, je dirais toujours NON. (Applaudissements)

Nous sommes compétents sur notre zone maritime. Effectivement les terres rares qui sont des choses à la mode dont vous avez parlé pendant des années, estimer mais peut être effectivement il faut le préciser, vous n'allez pas quand même voter CONTRE.
10 ans de combat pour les terres rares, nous l'avons obtenues, nous l'avons obtenues alors voilà enfin je ne vais pas en revenir sur les articles mais ce que j'ai envie de vous dire c'est que bon effectivement
Moi ce que j'ai retenu de Saint Mathieu c'est que tu n'auras qu'un Dieu, tu adoreras qu'un Dieu.

Mais aller mettre du vieux sur du neuf, ça a été toujours catastrophique.
Oui, que ça soit bien entendu, pour nous tous, mais je salue cette esprit chrétien et étant à justifier nos comportements en fonction de l'Evangile, je crois que c'est l'inverse qu'il faut faire à partir de l'Evangile de construire notre comportement et on s'entendra beaucoup mieux. J'en suis convaincu.
Voilà mes amis de la majorité, c'est à vous de jouer maintenant, je pense que tout à été dit et puis POUVANAA A OOPA, non mais attendez …

Na vai pari ia Pouvanaa a Oopa ? Très très bonne question ?

Teie mahana pari noa tu tatou te farani, mais e farani anae tei  rave tera ohipa aita  vau e papu. Te mau taime fifi e fararei hia to tatou fenua tei roto atoa tatou, mea ohie roa teie mahana, taio iho nei au te parau o te taatira 193. Nous n'avons pas participé à la décision donc on n'a même pas droit de le mettre dans le Statut.
Nous n'avons pas le droit de revendiquer parce que nous n'avons pas été consultés, enfin.

Qui a donné les 2 îles à l'Etat français ? qui a donné les 2 îles à l'Etat français ? des crânes d'œufs ? Si, il y en avait peut-être ?
Je regarde la liste des personnes, il y en avait peut-être ?
Mais les crânes d'œufs, il y en a chez nous.
Il y en a chez nous.
C'est nous qui avons décidé, je ne veux pas regarder sous la pression de qui, bien sûr qu'on pourra toujours dire, qu'on pourra toujours dire c'est facile, c'est la politique facile.
Mais prenons nos responsabilités, prenons nos responsabilités.
Et après, ça a bien continué 30 ans.

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REPONSE AUX DECLARATIONS DE MONSIEUR LE PRESIDENT

Monsieur le Président que vous le vouliez ou non, l'avis favorable que vous avez émis aux modifications apportées à la loi organique du 27 février 2004, cet avis favorable ne représente que 49,18% des voix des électeurs de la Polynésie française celles du Tapura Huiraatira, alors que 50,78% des voix des électeurs de notre Pays ont émis un avis défavorable. Ces voix sont celles du Tahoeraa Huiraatira et du Tavini Huiraatira cumulées.

LE PEUPLE SOUVERAIN A PARLE 
Lors de votre intervention à l'Assemblée vous avez déclaré : " Les dernières élections ont effectivement bien montré que la Polynésie, la Polynésie n'est pas enclin aujourd'hui, à soutenir une majorité pour l'indépendance ou la souveraineté. "
Monsieur le Président je vous l'accorde. Mais aujourd'hui la question ne concerne pas l'indépendance ou la souveraineté. Aujourd'hui il s'agit d'un avis à votre toilettage.
Monsieur le Président, les Polynésiens : 50,78% ont rejeté avec force votre toilettage : AVIS DEFAVORABLE.
JE SUIS LE PLUS GRAND MENTEUR, VOILA.
Je crois que notre Président fait une crise de paronaïa. " Vous n'arrêtez pas de me persécuter. "
Répondant à l'interview de notre " député, député de la Polynésie ", Monsieur le Président déclarait : " donc faites-le, mais évitez quand même de nous accuser à chaque fois, d'essayer, de tenter, de faire croire enfin, le mot commun qui sort des partis de l'opposition, c'est que je suis le plus grand des menteurs, voilà. Il n'y a pas d'autres menteurs en Polynésie française que Monsieur Edouard Fritch, et des fois ça va même au-delà, proche de la prostitution. "
En réponse au Tahoeraa Huiraatira, le Président déclare : " le discours du Tahoeraa Huiraatira je ne m'étonne pas qu'on me traite moi de menteur. "
" Alors que pendant 30 ans, nous avons menti à cette population. Que les essais étaient propres. Nous avons menti. J'ai fait partie de cette bande, pour quelles raisons nous avons menti ? "
" Alors que notre propre leader a vu une bombe péter. Lorsqu'on voit une bombe atomique péter, je pense qu'on se rend compte que ça peut pas ne pas faire de mal (exact retranscription).
Pendant 30 ans nous avons dit que la vérité, que c'était propre.
C'est la raison pour laquelle, j'investi énormément aujourd'hui. "
 

Si le Président pense qu'il est un menteur, qu'il est le plus grand menteur, qu'il a fait partie d'une bande de menteurs, pour ma part, je ne suis pas un menteur.
Pendant ces 30 années, je n'ai pas menti aux Polynésiens. J'ai répété ce que les plus hautes autorités de l'Etat m'avaient toujours assuré : " que ces essais nucléaires ne mettaient pas en danger la santé des populations. Je leur ai fait confiance. "
En 1992 le Président François Mitterrand avait suspendu les tirs. En 1995 le Président Chirac m'apprends que l'Etat allait procéder aux six derniers essais. Sur son invitation j'ai aussitôt pris l'avion pour Paris. J'ai protesté avec vigueur en lui faisant remarquer notre grande inquiétude quant au danger que ces essais représentaient pour les populations.
Me regardant droit dans les yeux, il m'avait dit : " Crois-moi, Gaston, s'il y avait le moindre danger pour la santé des populations, j'aurai définitivement renoncé à poursuivre ces expérimentations. " Je lui ai fait confiance. Jacques Chirac ne m'avait pas menti.
Jacques Chirac était sincère. " Il a dû faire confiance aux ingénieurs, aux experts, aux scientifiques du CEA. "
Et la question que l'on pourrait se poser est la suivante : " Les scientifiques maîtrisaient-ils réellement les conséquences néfastes de ces expérimentations ? "
A cette époque-là, les contestateurs, les opposants étaient contre le nucléaire pour une question de fond, de principe, de morale. Jamais Green Peace n'a soulevé les dangers que les essais pesaient sur la santé des populations.
Je répète, je n'ai pas menti à la population et je ne faisais pas partie de cette bande de menteurs. D'ailleurs, regardez ces photos en visite à Moruroa, moi-même, le Président de l'Assemblée Gaston Tong Sang, le Maire de Papeete Michel Buillard, vice-président du Gouvernement Maire de Papeete, Patrick Peaucellier, Milou Ebb, Patrick Howell pour ne citer que ceux-là. Nous venions de prendre un bain dans le lagon de Moruroa, après une séance de travail avec le général commandant le C.E.P. De tous ceux qui étaient présents, ni Gaston Tong Sang, ni Michel Buillard n'ont posé au général de question sur les dangers des expérimentations, aucun n'a demandé l'arrêt des essais.
Gaston Tong Sang était parti dans le lagon pêcher du poisson et vous nous voyez autour du buffet avec ces poissons pêchés par Gaston Tong Sang et des langoustes offertes par les pêcheurs de Moruroa. Moi-même je me suis baigné onze fois dans le lagon de Moruroa. Voyez-moi.
Pour ma part je n'ai pas menti.
Les scientifiques du CEA nous ont trompés.
Une des questions posées à Gandhi était : " Quelle est la personne la plus dangereuse ? Réponse : le menteur. "

 

 

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