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Les interventions

Le Jeudi 17 Aout 2017
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Intervention de M. Jean TEMAURI à l´Assemblée de la Polynésie française
Projet de délibération portant approbation du schéma directeur des transports collectifs et déplacements durable de l'île de TAHITI
Ainsi donc, après le transport interinsulaire, nous voici sur le point d'aborder la question épineuse de nos " transports collectifs " sur Tahiti.Toujours évoqué comme étant problématique pour nos usagers polynésiens otages d'une liaison irrégulière, insuffisante voir inadap-tée, le transport collectif polynésien n'a jamais réellement été traité.

Pourtant, c'est dès 1997 que le gouvernement a entrepris d'engager une première réflexion sur la réforme et la modernisation du transport collectif sur l'île de Tahiti.
Cette réflexion partait déjà du constat accablant de l'illisibilité des lignes, du non respect des horaires, de l'absence de service dans certaines vallées et lotissements, de l'insécurité et de l'inconfort des véhicules.
Le schéma directeur qui nous est présenté aujourd'hui, entamé en 2015 et dont la réalisation a été confiée au groupement EGIS/SYSTRA/Pae Tai Pae Uta, présente, soit 20 ans après, le même constat.
Plus précisément, trois problématiques majeures ont pu être iden-tifiées à savoir ;
- une congestion des réseaux,
- l'absence d'aménagements facilitant la circulation des trans-ports en commun,
- et l'insuffisance des moyens alloués aux transports publics.

Nous ne connaissons que trop bien la situation pour y être con-fronté chaque matin.
Le littoral de Tahiti est en effet devenu, au fil des années, un vaste territoire urbain sous l'influence de la GRANDE ville – PAPEETE. Toute l'île porte dès lors, les stigmates d'une urbanisation non maîtri-sée qui a été accompagnée par une politique des transports uniquement basée sur la mise en place d'infrastructures de types " voies rapides ".
Il faut ajouter à cela, une faillite générale des transports collectifs urbains,  totalement " non attractif " et un déficit d'aménagement de base - trottoirs, traversées, jalonnement, éclairage. Tous ces paramètres mis bout-à-bout ont conduit à rendre la population de Tahiti complé-ment " captive de l'automobile ".
Parvenir à renverser cette tendance, c'est un peu l'objectif pour-suit aujourd'hui et espérer à travers cette stratégie politique pour le dé-veloppement de nos transports collectifs.
Que nous est-il donc proposé à travers ce schéma directeur des transports collectifs ?
Tout d'abord, il y est proposé ;
- d'organiser et de mieux encadrer les horaires de passage selon les besoins existants de la population ;
- de  mettre en circulation différent type de bus, adaptés en fonc-tion des conditions d'accès (dans les quartiers par exemple), des caté-gories de voyageurs (touristes, PMR), et de la manière le moins dom-mageable pour l'environnement ;
- d'encourager les polynésiens à changer de comportement et à utiliser davantage les transports  publics et les transports collectifs sco-laires (par des moyens incitatifs ou attractifs) ;
- d'opter pour des aménagements plus adaptés, des arrêts de bus clairement identifiés, protégés, confortables.
Voici, grosso modo, quelques  grandes lignes de ce schéma, qui ne reste qu'une base de travail, un point de départ avant de déterminer les projets à mettre en œuvre concrètement et leur mode de finance-ment.
Car en effet, résoudre la GRANDE problématique du transport collectif demande des investissements colossaux. On touche en effet là, aux réseaux routiers, au renouvellement des aménagements ou encore, de nos bus.
Que l'on créé une voie réservée au bus, que l'on opte pour un Tramway, des trucks écolo ou des navettes maritimes, le choix des pro-jets à mener dans ce domaine se fera, indéniablement, en fonction des investisseurs qui souhaiteront s'y engager.
A charge dès lors au pays, d'offrir toutes les garanties nécessaires, pour permettre le lancement de ces projets … un énième appel à projet, dont est si friand d'ailleurs notre gouvernement…
Ce faisant, aux regards de ce qui se passe, c'est-à-dire pas grand-chose pour Tahiti Mahana Beach ou encore le port de Faratea, deux projets à l'abandon, il convient de douter sérieusement, de l'aboutissement d'un seul des projets évoqué plus haut et qui seraient des solutions à envisager pour améliorer le transport collectif ?
Quoi qu'il en soit, il convient de rester réaliste et d'opérer des choix en concertation, avec les professionnelles et les usagers. Parier sur un changement de comportement des polynésiens est raisonnable-ment jouable à condition d'offrir les garanties de sécurité - des voies piétonnes ou cyclables-, ainsi qu'un minimum de confort et de régula-rité des transports collectifs.
Je vous remercie de votre attention.
 

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