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Le Lundi 24 Janvier 2005
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21 janvier : la reconquête en marche à Papara

Bruno Sandras a réussi son examen de passage, vendredi 21 janvier. En mobilisant près de 800 personnes, à l’occasion du meeting du Tahoera’a huiraatira dans sa commune, le maire de Papara et ministre de l’environnement a fait la démonstration qu’il faudra compter avec lui pour remporter l’élection des représentants des Iles du vent à l’assemblée de la Polynésie française, le 13 février prochain. Avec ou sans l’appui d’Eugène Bessert, l’ancien tavana orange, grand absent de ce rassemblement populaire !


Pour autant, il n’est pas prêt d’oublier le revers des dernières territoriales où l’UPLD est arrivée en tête avec 2196 suffrages, devançant le Tahoera’a (1741) d’environ quatre cents voix. Alors, à l’instar de ses collègues désavoués par une partie de la population, Bruno Sandras a pris son bâton de pèlerin pour battre la campagne et tenter de comprendre les raisons de cet échec qu’il dit avoir vécu comme une « sanction personnelle ».

Défi au Tavini

Ce combat, il le mène tout seul, privilégiant le porte-à-porte et les rencontres conviviales au sein même des foyers. « Gaston Flosse a demandé aux maires de travailler dans leurs communes. La seule mi-temps que je m’accorde en tant que président de fédération, c’est ce soir », avoue t-il non sans savourer le plaisir de constater que ses efforts commencent à porter leurs fruits.
Le 13 au soir, nous verrons si la stratégie du Tahoera’a et sa nouvelle politique de communication, ont été efficaces ou non. Une chose est sûre , « le Tavini n’est pas prêt de prendre cette commune ! » a promis Bruno Sandras en conclusion du message de bienvenue adressé à la délégation du parti forte de plusieurs membres du gouvernement au premier rang desquels figurait le président Gaston Flosse. Sans compter qu’une fois encore, de nombreux maires des îles éloignées (Reao-Pukarua, Makemo, Arutua-Kaukura etc…), bien que non concernés par ces élections, sont venus témoigner leur pleine adhésion aux idées autonomistes.

Témoignage

Après la présentation des quarante-sept candidats sur la liste orange, le public a pu entendre le témoignage de Gaston Bernardino, un ancien militant du Tavini huiraatira. Aujourd’hui membre du conseil municipal de Teva i Uta, ce repenti a raconté avec ses mots, parfois un peu crus, les différents coups de force auxquels il a participé avec les indépendantistes comme, par exemple, l’occupation du terrain Rivnac pour s’opposer à la construction de l’hôtel Méridien de Punaauia. Avec du recul, il en reste beaucoup d’amertume et le sentiment d’avoir été manipulé.


Choix de société


Enfin, le chef de file du mouvement a pris la parole, en tahitien puis en français, pour recadrer le débat et notamment rappeler les vrais enjeux du scrutin qui se résument à un véritable choix de société : rester dans l’autonomie au sein de la République avec le Tahoera’a dont « la politique n’a jamais varié d’un iota » a t-il dit, ou bien accéder à l’indépendance avec l’UPLD et Oscar Temaru qui n’ont jamais caché leurs intentions. Et de citer l’interview de Tony Géros accordée le 14 janvier dernier à la Dépêche de Tahiti dans laquelle il exprimait le vœu « d’accéder à la pleine souveraineté le plus vite possible » tout en espérant former un nouveau gouvernement avec ADN (l’Alliance pour une démocratie nouvelle).

L’heure des bilans

Quand bien même les indépendantistes attendraient « dix ou quinze ans » avant d’opérer leur petite révolution institutionnelle avec toutes les conséquences financières que l’on sait, Gaston Flosse s’est amusé à comparer les deux bilans avec, d’un côté, les quatre mois du Taui passés à dénigrer tout ce qui avait été fait en reniant les engagements pris durant la campagne, et de l’autre, tout un train de mesures de relance économique prises en deux mois avec une priorité accordée aux actions sociales en faveur des familles les plus démunies.
Preuve qu’il ne se contente pas de lancer des paroles en l’air, le président a énuméré les grands axes du programme du Tahoera’a pour les cinq années à venir. Outre les différentes aides (dans l’éducation, le logement, la construction, le secteur automobile etc…), il s’est également déclaré en faveur d’une baisse du prix de l’électricité de l’ordre de 10 CFP/Kwh sur la première tranche. Quant au projet de voie rapide « Te Ara Nui », « on n’en parle plus ! » Tout comme il n’est pas question d’aménager un nouvel aéroport international à Atimaono comme certains ont voulu le croire avant le 23 mai.
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