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Le Lundi 31 Janvier 2005
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Rassemblement de 3000 femmes à Pirae

Il y avait assurément « de la joie et de l’amour » chez les femmes du Tahoera’a huiraatira’a rassemblées toute la matinée du 29 janvier, dans les jardins de l’hôtel de ville de Pirae, pour réaffirmer leur soutien au mouvement orange. A deux semaines du scrutin pour la désignation des trente-sept représentants des Iles du Vent à l’assemblée, le parti majoritaire a fait une belle démonstration de force en mobilisant près de 3000 personnes, alors qu’au même moment les sympathisants de « l’Alliance – Te Natira’a » emmenés par Emile Vernier, se mettaient en route pour un nouveau tour de l’île de Tahiti en voitures.

Le président du Tahoera’a, Gaston Flosse, et l’ensemble des candidats sur la liste, ont été sensibles à une telle expression populaire visant à défendre les idées autonomistes. Cette rencontre avec les femmes a été ponctuée de plusieurs allocutions et témoignages.

Dans son message de bienvenue, Chantal Galenon, principalement en charge de cet événement, a tout d’abord voulu rendre hommage au chef de l’exécutif local : « Merci pour tout ce que vous avez accompli pour notre pays ! » Puis, diverses personnalités, plus ou moins connues du grand public, ont exprimé ce qu’elles avaient sur le cœur alors que la campagne électorale entre dans une phase décisive.


Témoignages

« Luttons contre ce cancer de l’indépendance », a lancé Tarita Sinjoux, ex-conseillère à l’APF et de nouveau en lice pour ce renouvellement partiel. Sur un ton très politique, elle aussi a vanté « l’énergie et la pugnacité du président » gageant que notre pays saura « produire de bons citoyens respectueux ».
Dans un autre registre, Clarisse Godefroy (chef du service du tourisme) incarne ce type de « femme moderne » qui a su concilier vie professionnelle et vie familiale. Tout en clamant son attachement au Tahoera’a, elle a émis le vœu cependant qu’à l’avenir, les jeunes et plus généralement les anonymes, soient davantage écoutés.

Beaucoup plus impliquée en politique, d’autant qu’elle occupe aujourd’hui la deuxième place sur la liste du Tahoera’a, Armelle Merceron a confié sa vision de l’avenir : « Nous, les femmes n’aimons pas l’incertitude du lendemain, l’insécurité (…) il faut une stabilité politique durable ». Elles sont sages aussi ! Or, entre des indépendantistes qui n’ont pas de programme pour parvenir à leurs fins et des autonomistes qui aspirent à « améliorer la vie des familles dans une société de tolérance et de paix », Armelle Merceron a fait son choix.

Une jeunesse endoctrinée

Autant dire que les femmes sont motivées pour cette prochaine bataille électorale. Et ce n’est pas le maire de Pirae, Edouard Fritch, encore moins le président Flosse qui vont leur reprocher. Bien au contraire…

Aussi, « pour le Tahoera’a huiraatira, la femme est l’avenir de la Polynésie française », a affirmé le tavana et vice-président du mouvement. Il compte sur elles et leur sens des responsabilités « pour faire de notre pays un lieu où il fera bon vivre aujourd’hui et demain ». Un avenir plus serein en tout cas que celui auquel nous prépare les militants indépendantistes. Et le VP de faire allusion à cette image (photo à l’appui) d’une adolescente tenant entre les mains un fusil-mitrailleur alors que les partisans d’Emile Vernier accomplissaient le tour de l’île de Moorea. « Nos opposants sont en train de préparer une jeunesse endoctrinée, proche du fanatisme anti-Flose et anti-tahoera’a (…) Cette manipulation scandaleuse des enfants doit vous faire réagir et vous interpeller ».

G.Flosse : « Notre pays est en danger »

Après s’est félicité de l’implication des femmes en politique, le président Flosse (cf.intégralité du discours) a assuré pour sa part que « notre pays est en danger ». A ses yeux, il suffit d’observer ce qui s’offre à nous. « Les quatre mois du gouvernement Temaru ont provoqué des dégâts beaucoup plus inquiétants pour notre avenir que la récession économique. Notre société est divisée comme elle ne l’avait jamais été ».

Il a qualifié « d’énorme hypocrisie » la période du Taui sans pour autant esquiver la question du mode de gouvernance. De là à prétendre qu’il s’agit là d’un enjeu majeur… D’où sa réflexion : « Quand vous montez dans un truck, dans un bateau ou dans un avion, vous choisissez celui qui a le conducteur ou le pilote le plus sympathique ou celui qui va dans la direction où vous voulez aller ? »

Enfin, quant à l’accession à l’indépendance voulue par Oscar Temaru, « il ne demandera pas un référendum car il sait qu’il le perdrait », estime Gaston Flosse. Avant d’ajouter : « Il organisera le désordre dans la rue, comme il sait si bien le faire, jusqu’à ce que les métropolitains partent, que l’économie s’effondre et que l’indépendance s’impose d’elle-même ».

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